Sainte Victoire

Trail de Sainte Victoire

La première chose que j’ai faite quand le réveil a sonné à 5H50, c’est regarder le temps ! Il a plu le déluge la veille et franchement je n’avais pas très envie d’aller crapahuter mes 38 km du trail de Sainte Victoire sous la pluie.  Ben là, on peut dire qu’on a eu de la chance, plus de pluie.

Nous voilà donc partis, j’ai pris le soin de mettre du Tape sur le genou où je ressentais quelques douleurs, et soyons fous, j’ai mis ma genouillère gauche. 

A Rousset on retrouve quelques personnes du speedy qui font aussi le 38. Ils partent s’échauffer un peu, et tandis qu’on se dit que ça pourrait être bien de faire la même chose, on rencontre notre nouveau copain croisé il y a 15 jours dans la sainte Victoire et qui nous avait parlé de la course. A force de papoter, c’est trop tard pour l’échauffement. Photo alors :

Le départ Course Cézanne

Le départ

En fait les dernières minutes avant le départ passent très vite, et hop! c’est parti.

J’ai refait la même bêtise qu’à St Paul sur Ubaye, voir le récit : https://danslesbasketsdesfemmes.fr/mon-1er-trail-blanc/ j’ai encore mal réglé mon tel pour la musique, il faut que je le règle en courant. C’est pas super pratique.

On part un peu vite (pour moi) 4.58′ du kilomètre pour le 1er… et 5.08 pour le 2ème, mais en même temps cela permet d’arriver pas trop à la traîne pour la première grosse montée en single et ça évite de piétiner à la queue leu leu.

Mais du coup à cause de ça j’ai du mal à trouver mon rythme. Il me faudra attendre le 8ème km pour me réguler un peu entre 5 et 6 mn/km. Pierto est devant, il m’attend régulièrement, j’ai beau lui dire d’aller devant il attend. 

Première heure, 8,5 km de faits, c’est cool je suis en avance sur l’objectif.

1er ravitaillement 13 ème km : Miam, banane, chocolat noir. L’eau c’est bon, pas besoin j’en ai encore.

Le soleil brille, j’ai même pas pris mes lunettes de soleil celles que j’ai piqué à pierto sont vraiment trop grande je les range.

J’ai bien la pêche mais je ne force pas trop car je ne sais pas à quoi m’attendre, donc mieux vaut garder des forces.

Deuxième heure, 17 ème km, toujours en avance sur les prévisions, ça s’annonce bien !

On passe la grosse montée qu’il y a entre Zola et le plateau de Bimont et voilà : on arrive à la moitié 19 ème km.

Plus que 19 KM

Pierto est super optimiste il me dit qu’on va faire moins de 5H. Mouaif, faut voir, je pense qu’on n’a pas fait le plus dur.

Effectivement arrive la montée du sentier Imoucha qui part du barrage Bimont jusqu’à la croix. (Nous on s’arrête au pas de l’escalette) mais ça fait bien 400 mètres de dénivelé positif pour 4 km. Donc je marche la plupart du temps (peut-être que j’aurais pu aller un peu plus vite, mais on se dit toujours ça après coup) En revanche j’ai perdu mon optimiste qui a dû faire l’ascenseur. 

Ensuite?

LA DESCENTE smileyheart

J’avais une inquiétude sur l’adhérence ou plutôt la non-adhérence de la roche avec les pluies diluviennes, ben en fait, nickel, ça s’est super bien passé, pas de chute, pas de collision avec les marcheurs qui montaient (heureusement qu’ils se poussaient un peu car pas question de s’arrêter ) et un record perso sur cette descente Escalette/refuge Cézanne (toujours bon à prendre😇) mais ce n’est pas fini, on en est à environ 25 km de course et il en reste donc 13 (il faut savoir que j’ai parfois du mal à faire les calculs quand je cours 😳) 

Tracé marron = montagnes russes, pas super difficile, mais faut rester concentrée et relancer quand c’est possible. Devant moi un type a des chaussettes qui sont trop courtes pour ses chaussures (oui oui je regarde tout le temps les chaussettes de ceux qui sont devant moi) et du coup il a les tendons d’Achille tout entamés. Pétard, il doit souffrir, et puis il tangue un peu, je songe à lui proposer une boulette mais en fait non, on sait jamais si il fait une allergie ce serait balot. C’est marrant quand même les réflexions qu’on peut avoir en courant 🤣. Bref, allez je le double. 

Tracé marron terminé, on redescend. 

Ravitaillement, là je prends de l’eau, une compote. Et je trace. Il reste un dizaine de km, faut y aller là.

Dans la descente j’entends un bulledozer derrière moi : “ALLOOOO”  je me pousse c’est un des premiers du 60 km qui passe à fond la caisse en me faisant signe pour mes écouteurs, non mais ça va je l’ai entendu quand même ! (Il arrivera 2ème au scratch en 5 heures et quelques…dingue !)

Dur dur

Mon genou gauche encaisse bien cette nouvelle descente mais c’est le droit qui ne va plus du tout. Super douleur que je connais trop bien : ce satané TFL* s’est réveillé. Forcément ça me ralentit et je perds le moral. J’en ai marre, j’avance plus. J’essaye de relativiser, “bah ce soir tu seras sur ton canap’ avec une bonne bière” (consommez l’acool avec modération ndlr). 

Il reste 6 km, c’est le tour que fait Erinn (ma 2ème fifilleheart) le dimanche….

Je regarde Rousset en bas, et je trouve que c’est très, très loin….

4 km Allez Yseult c’est juste rien du tout. Fais un effort. 

Toute à mes réflexions, je me perd, heureusement le coureur suivant me rappelle gentiment avec des sifflements. je le rejoins et le remercie, qui sait combien de km j’aurais fait en plus si j’avais continué dans la mauvaise direction ?

Ca y est,  là on arrive, on est passés par là à l’allée, sauf que ça parait interminable, j’ai l’impression d’avoir les jambes qui pèsent une tonne, et puis cette douleur au genou dès que je descends est juste : horrible.

Je me mords la paume de la main, pour dévier l’attention du cerveau de ma douleur. Si si je vous jure ça marche…

L’arrivée

C’est marrant comme la “gestion des émotions” (allez jeter un oeil sur mon autre blog à ce sujet : https://www.ygocoaching.fr/les-emotions-et-lintelligence-emotionnelle/ ) prend tout son sens dans ces conditions, je me rends compte que si j’arrive à calmer le cerveau qui en a marre, le corps, malgré une douleur certes, relative, continue à suivre. 

Goudron, Ville, Rousset, Arrivée !!!!!    

38,2 km 1450 D+ 5 heures et 12 minutes. YESSSSSSSS    

Arrivée

Suis trop contente d’être arrivée, j’en pleurerais ! Pierto m’attend il est arrivé 11 mn avant moi. Il avait faim.

1er objectif rempli.

2ème objectif avec 12 mn de retard. Mais suis 6ème de ma catégorie du coup : fière 😁. C’est ma plus longue course de ma petite expérience de tailleuse. Prochaine étape le trail marathon….😉Si cet article vous a plu, abonnez vous à mon blog, suivez moi sur les réseaux sociaux : https://www.instagram.com/?hl=fr , Facebook et likez le… Merci 😊 🙏

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