compétition

Courir, une addiction ?

Et si, courir, pouvait devenir une addiction? Vous avez commençé la course à pied. Il faut l’avouer, au début, vous vous êtes plutôt forcée car sortir par tous les temps faire votre jogging parfois seule, au début c’est pas vraiment super. Donc vous avez réussi à vous motiver pendant plusieurs semaines d’affilée pour aller courir, et maintenant, pour rien au monde vous n’arrêteriez. Etes vous accro?

Pourquoi on s’y met?

Quelques que soient les raisons qui nous ont poussé à commencer la course à pied, perte de poids, défoulement, côté pratique du sport… chacun a ses raisons. En tout cas aujourd’hui, vous ne ratez aucune séance ou alors, vous chamboulez tout un emploi du temps bien calé pour y faire rentrer votre séance. Ou bien encore vous vous levez plus tôt le matin pour aller courir.

C’est quoi qui me fait aimer ça?

J’ai rencontré plein de gens qui me regardent avec des yeux effarés quand je leur parle de course à pied et de ma pratique (voir page https://danslesbasketsdesfemmes.fr/a-propos/.) Mais qu’est ce que tu vas t’infliger? En fait ils n’aimeraient tout simplement pas être à ma place (ni moi à la leur d’ailleurs 😄). Qu’est ce qui fait que petit à petit on devient accro à la course à pied?

Les endorphines

Les endorphines sont synthétisées par le cerveau notamment par l’hypothalamus et l’hypophyse. Elles ont des effets similaires à la morphine, et vont avoir un impact sur l’humeur en générant une sorte d’euphorie. Elles réduisent également le stress et sont une bonne alternative aux anti dépresseurs 😊. Les endorphines agissent également comme un anti douleur .

On commence à sécréter de l’endorphine quand on fait un sport d’endurance. Il faut que l’effort soit d’au moins une demi-heure et on doit atteindre une fréquence cardiaque entre 50 et 70% de sa fréquence cardiaque maximum. Vous allez me dire: ” mais comment je le sais que je suis à 70% de ma fréquence cardiaque max?” Et bien :

  • soit il faut la calculer (posséder un cardio fréquencemètre )
  • soit on le fait à la louche c’est à dire être en aisance cardiaque (vous pouvez parler en courant)

Donc sachant tout ça, c’est sûr que le corps qui ressent un plaisir accru, une baisse du “mauvais” stress, va aller en redemander. Et ce qui vous paraissait il y a quelques temps comme une corvée, vouas apparaîtra maintenant comme un plaisir. Un plaisir à ne pas louper, sous aucun prétexte.

Et voilà vous êtes accro 😄 Je vais vous dire il vaut mieux être accro à la course à pied, qu’alcoolique ou accro au cannabis , c’est donc une excellente nouvelle.

les autres raisons

Il n’y a pas que les endorphines qui poussent les coureurs à continuer. Pour ma part j’aime découvrir des endroits (par exemple visiter une ville en faisant son jogging). Aller courir dans la nature et profiter de magnifiques paysages, (croiser des chevaux sauvages 🥰). Faire des sorties en groupe, avec des amis. M’entraîner pour atteindre un objectif ou participer à une course. Avoir un objectif de course permet d’être motivée pour aller s’entraîner même si il fait froid, ou si il pleut… J’aime aussi écouter de la musique en courant et réfléchir à de nouvelles idées, bref c’est mon petit moment à moi (qui peut durer plusieurs heures 🤣) .

De l’addiction à la bigorexie

Mais qu’est ce que c’est la bigorexie? c’est une dépendance démesurée au sport. Je me souviens, lorsque j’ai fait le marathon d’Annecy (2018), on nous avait demandé si on était d’accord pour participer à une étude sur notre pratique sportive. Je n’ai pas les résultats, mais les questions portaient sur le nombre d’entrainements par semaine, l’alimentation…Si les femmes avaient ou non, des problèmes de cycle menstruel (lorsqu’on ne s’alimente pas assez, ou qu’on fait trop de sport, une aménorrhée peut survenir).

Les personnes souffrant de bigorexie ont peut-être également des problèmes quant à leur image. Ou un manque d’estime de soi https://www.ygocoaching.fr/lestime-de-soi-quest-ce-que-cest/

La bigorexie est reconnue comme maladie par l’OMS depuis 2011. Elle touche bien sûr les sportifs de haut niveau mais également les sportifs amateurs. Les sports concernés peuvent être la gymnastique, la natation synchronisée, la danse… (sports où l’apparence physique est primordiale) entrainant des troubles comme par exemple l’anorexie. Les personnes souffrant de ce trouble veulent se dépasser, aller toujours plus loin. Méprisant ainsi les risques de blessures, faisant passer le sport avant tout (famille, amis, travail) voire même en se dopant pour réaliser de meilleurs scores.

Les signes qui permettent d’alerter :

  • Un changement complet du style de vie
  • Un délaissement de sa vie sociale ou professionnelle au bénéfice du sport
  • Le ressenti de symptômes de sevrage si arrêt total de la pratique sportive
  • des prises de risques inconsidérées

En fait on peut considérer que la pratique sportive devient addictive et dangereuse pour le pratiquant à partir du moment ou elle le met en danger. Blessures, anorexie, perte d’emploi, divorce. Mais franchement, si ces limites ne sont pas atteintes, il vaut mieux être accro au sport que passer ses journées dans son canapé à jouer aux jeux vidéo en ligne. Ou être accro à la cigarette ou autres drogues. Ne vous inquiétez pas avant d’en arriver là, il y a de la marge 😄.

Et vous? Ou en êtes vous dans votre pratique du sport? de la course à pied? Partagez en commentaires votre expérience ⬇️ c’est tout en dessous de l’article. Et merci de le liker si il vous a plu.

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